Elke Dera, javeliste de Magdebourg

Publié le par Facedeplook

Tranche de vie  (AFPlook) - 11/08/2009 23h30 Extrait du livre auto-biographique d'Henry Donelly, qui a vécu temps qu'il a pu auprès d'Elke.

«… J’ai toujours été plus fasciné par les rousses que par les athlètes de haut niveau. Elke était les deux à la fois. Son bras droit, tout en veines, diamétrait large même pour une héritière de la cause nationale olympique. Il fallait simplement qu'elle ne vous attrape pas avec, ou en tout cas « pas ailleurs que par lé cou », pour citer mon ami transylvanien à la frilosité probablement dictée par son rapport historique au teuton, et circonspect devant la façon qu’elle avait d’empoigner le javelot sur certaines images d’archives. J’eu au contraire le privilège de me substituer à l’instrument et me planter à mon tour, traversant quelques anneaux moins médiatiques mais autrement plus palpables.

 

Et ce n'étaient pas nos différences d’interprétations sur certaines figures du Kâma-Sûtra qui allait mettre à mal nos pratiques quasi-quotidiennes. Il est évident que la position des mains dans la posture de l’éléphant tient en majeure partie sa conformité dans le fait que les paumes de la femme regardent le ciel. Or, elle avait pour fâcheuse habitude de serrer les poings, ce qui la rendait certes volontaire, mais extrêmement peu en phase avec la vision cosmique qui m’animait en pareil instant.

Lorsqu'elle m'a suggéré une ceinture arborée d'un phallus rose passait encore, je mettais ça sur le compte de son goût pour la compétition au service de la mesure de nos limites. En revanche, j'ai plutôt mal vécu qu'elle me demande de la porter, alors que je me trouve décemment pourvu et parfaitement capable. Et bien finalement, je vous le recommande. Passé le stade purement technique de l'harnachement et de la cohabitation, le seul point à discussion aura été de savoir qui de l'accessoire ou de l'humain surplomberait. Il pris le dessus, mais me rendit une Elke doublement gratifiée. Il s'agit sommes toutes d'une alternative plutôt honorable au débarquement impromptu d'un coureur de 100 mètres ou d'une lanceuse de poids de ses archives à elle, et bien moins encombrant à faire tenir dans une armoire. 

Au fond, je sentais bien que ses provocations récurrentes visaient à ce qu’elle se fasse impérieusement sanctionner, ce qui donnait d’ailleurs à la symbolique de son origine est-allemande une dimension fatalement ambiguë. Je me délectais de travailler mes inclinaisons en ombres chinoises pour la rendre symétrique sur le grand plafond blanc.

Et si je m’obstinais à m’arrêter au bon coté de la chose, c'est grâce à tout ce mélange mis en lumière par cette phrase dans une interview de juillet 1980 accordée à Carmen Sabarkh:

"Je réfute qu'aucun mur puisse un jour ne pas demeurer  infranchissable, bien au contraire" …>

 

(traduit de l'Allemand par quelqu'un qui a depuis arrêté d'en faire)

 

 

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