La mascarade du prix de la VOD

Publié le par Facedeplook


High-Tech (AFPlook) - 02/08/2009 23h18 - Le modèle tarifaire ce cette offre (voir photo) a de quoi laisser perxplexe.
Peut-on imaginer une seule seconde qu'un support physique, stocké, transitant aller et retour entre le point de location et le client final dans un un process devant être géré (envoi, suivi des retours) puisse être moins cher qu'une location en VOD ? Pour mémoire, VOD signifie "Video On Demand": vous utilisez l'ordinateur que vous avez acheté et la connexion internet que vous payez tous les mois pour télécharger un film que vous allez regarder sur votre téléviseur. 
En face, un fournisseur qui met en place une infrastructure, bien souvient communautaire histoire de l'amortir rapidement et transformer l'ensemble en jackpot. L'approche n'est pas à proprement parler du type  "Chacun trouve son compte dans le business, un service au juste prix pour le client et une affaire qui tourne bien pour le fournisseur", mais bien un raisonnement à la française du type "Je vais te plumer tout ce que je peux, aussi vite et longtemps que possible". Cette même dynamique qui adore la technologie et les nouveaux médias dès lors qu'ils rapportent sans remettre en cause le modèle de rémunération existant (formidable escroquerie du prix des sonneries de mobile par exemple). On additionne, surtout jamais de moins. C'est semble-t-il un service de tout pouvoir faire soi-même. Au détail près qu'on le facture comme si tous les intermédiaires étaient encore là, majoré du vrai prix de la techno.  
Et après avoir soigneusement déployé les connexions haut-débit à travers le pays, avec une concurrence tarifaire toute relative (comme sur le mobile d'ailleurs) et qu'on n'arrive désormais à un taux d'équipement assurant un récurrent suffisant, il est l'heure de tirer la sonnette d'alarme sur les contenus et les questions de fond autour du piratage, alors qu'en face, on s'escrime à vouloir vendre au prix de la distribution à l'ancienne. Débat cyclique depuis 30 ans autour de l'émergence de nouveaux supports et médias (K7, radio libre, DVD, MP3...) qui prédit la mort des artistes alors que s'il est bien une catégorie pour laquelle il ne faut pas s'inquiéter, c'est bien celle des nouveaux talents. Il faut intégrer une fois pour toutes que le prochain modèle ne sera que contenu dématérialisé, voyageant sans fil et instantanément. Et le prochain sur la liste sera le support papier. Autant s'y préparer tout de suite, car il est bien évident que bon nombre de maillon entre le créateur de contenu et son audience n'auront plus leur place.

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